25 octobre

5 novembre 2009

9h53

Là, c’est sur, je suis vraiment trop grosse.

Je me suis regardée dans la glace hier. J’avais mon pantalon noir moulant pour le service. Horrible. Mes hanches culotte de cheval

Je mange trop

Je n’ai plus envie d’écrire

19 octobre

25 octobre 2009

9h30

Je me fais bouffer par mes études et mes lectures.

toutes les libraries fermaient à 19h et virgin 15H pour cause de travaux. J’étais alors dans l’impossibilité d’y rentrer. J’étais désemparée

J’ai peur de ne plus rien faire d’autre. Moi qui sortait énormément, toujours à l’affût d’un divertissement, au sens pascalien. Ce n’était peut-être pas mieux. Dans cette course, je tentais de fuir mes angoisses de solitude.

Je trouve une certaine jouissance dans ma situation actuelle. Mais je voudrais laisser une porte ouverte à l’autre.

 

17 octobre

19 octobre 2009

00h43

Changement total de cap.

Je ne sors plus. Je reste chez moi à lire ou jouer du piano. Pas très diversifié. Je n’ai pas forcément l’envie d’en changer. je me sens en phase avec moi-même. Peut-être trop d’ailleurs.

Je finirai sans doute par trouver un equilibre entre moi et l’autre, l’extérieur. Parce que j’ai quant même besoin de l’autre.

15 octobre

17 octobre 2009

9h46

je suis fatiguée. Je ne suis pas très bien.

J’ai eu du mal à rentrer dans mon pantalon ce matin, qui taille 36. Je bouffe beaucoup. Mais j’attends trop avant de manger. Hier soir, j’avais faim. J’ai tout de même repoussé l’heure de dîner. Ce qui fait que je me gave. Je n’arrive pas à écouter mon corps, je ne veux pas qu’il me gouverne.

Ce qui n’arrange pas les choses, je vais changer de travail. Le prochain sera moins sportif… Si je continue à manger comme ça, je vais finir très grosse.

J’ai quasiment retrouver le poids de légumes que je consommais avant mon occlusion. Je ne peux pas dire le poids, j’ai trop honte. Et surtout, c’est de nouveau très ritualisé.

Là, je n’ai pas faim. C’est pourtant l’heure du petit déjeuner. Hier soir, j’étais affamé. J’aurais pu dévorer des quantités astronomiques.

Je me suis sentie abandonnée au scara hier soir.

Olivier, le batteur, ne m’a pas porté grand intérêt. Enfin, je m’en veux d’avoir insisté pour qu’on se voit. Il va croire que je tiens à lui.

Sinon, Ronan était présent. J’attendais beaucoup de notre présence mutuelle. Mais j’ai fait ma fière, je ne l’ai pas regardé. Faut dire aussi, que je n’ai pas non plus sentie de regard de sa part. Il n’avait pas l’air bien.

Hier midi, je l’ai trouvé plus avenant, d’où mes espoirs, au final vains.

13 octobre

15 octobre 2009

1h08

Je lis beaucoup. La princesse de Clèves me gave au sens propre. Quand j’y pense, cela me file la nausée. Ca m’angoisse. Je ne voudrais pas me dégouter de la littérature. Je redoute de  m’être tromper de fillière.

J’aime lire avec un but, un déchiffrage, une tentative de compréhension. Avoir l’impression de se remplir de connaissances. La princesse de Clèves ne me comble pas. Je ne m’identifie pas aux personnages. Ces histoires de cocufiage, de bienscéances normatives ne m’intéresse pas. Mais bon, ce livre est au programme.

Oui, il ya un autre point de stress. En lettre, il faut aimer lire. Pour réussir, il faut multiplier les lectures. Ca va être dure. Je préfère lire les essais que les romans.

Peut-être faire des fiches de lecture…

Le goût viendra peut-être avec le temps. Et puis, je ne suis pas obligée de faire ça toute ma vie. Il y aura d’autres fillières. La vie, ce n’est pas que du plaisir.

 

11 octobre

13 octobre 2009

9h33

Je n’ai pas aimé joué le roi dagobert. Je n’avais pas la mélodie sur CD pour me cadrer.

Je crois que je ne pourrai jamais improviser. Pourtant, je me voyais déjà aux session Jazz du Scara.

Je ne veux pas perdre mon amour actuel pour cet instument.

Le nouveau morceau devrait me plaire davantage. C’est un défi que de le réussir. Je vais rencontrer des nouvelles difficultés.

J’ai peur de le finitude, que mon désir tombe. Ne plus avoir envie de jouer, plus de défi.

 

Je suis très grosse ce matin.

Ce n’est pas étonnant, je mange beaucoup trop. Dailleurs, mon corps a transpiré cette nuit. C’est mauvais signe.

Je n’ai pas très faim. Il est quasiment l’heure de petit déjeuner

Je ne peux pas diminuer mon alimentation.

Je suis complètement redevenu comme avant. Même rigidité

J’ai refusé diner avec mes parents hier soir. C’est trop tôt. Même si c’est faux, je redoute que la soirée ne soit ensuite trop longue.

J’ai l’impression de me gaver comparé à eux, surtout à mon père.

Réussirais-je un jour à gagner en flexibilité?

Je mange aux mêmes heures qu’avant mon occlusion. De toute façon, je crois que je ne veux pas que cela soit autrement

En fait, il n’y aque les carottes que j’ai laché

Point positif, mon ventre est plat

Je ne sais pas m’arrêter quand je suis rassasiée. J’ai peur de manquer…

9 octobre

11 octobre 2009

1h54

Dans la vie, il faut faire des choix. Savoir prendre des risques. J’espère que je ne me plante pas…

Je suis jalouse de Valérie, belle et intelligente. Brillllantissime selon Ismaël. Il est jaloux de son pote, mari de Valérie. Je voudrais qu’il me considère comme il(s) la considère. Je ne suis QUE serveuse.

Je me sens grosse…

23h12

Je n’ai pas envie de sortir

Je culpabilise. J’avais rendez-vous avec marmotte et compagnie. Il y aura trop de monde. Ca va être dur de lui parler. Je ne serais pas dans l’ambiance.

J’espère que je ne suis pas en train de m’enfermer. Je vais bosser mes cours. J’aime ça. Mais je ne veux pas revivre l’époque Villejean. Je ne voyais personne. Je voudrais trouver un equilibre entre mon interiorité et les autres, l’extérieur.

Je devais aussi voir Olivier.

J’ai la hantise qu’il me floue. S’il ne respecte pas ses engagements, je suis foutue. Je ne pourrais pas revenir en arrière

Mes amis vont m’abandonner, si je n’y vais pas. Sont-ce vraiment des amis? je préfèrerais voir Marmotte en tête à tête. Ils vont aller dans un bar de merde. Je vais être obligée de rester.

Il faut que je parle à Fabrice. je vais lui faire de la peine. Je suis attachée à lui…

Je vais avoir du mal à m’en détacher. Si j’ai des regrets, je ne pourrais pas revenir en arrière. La machine sera enclanchée.

Les gens me disent que c’est une bonne opportunité.

Tout changement m’angoisse.

Il y a la bouffe aussi. Il faut que je puisse bouffer sans qu’on m’embête.

Que ferais-je de toutes mes soirées

Je ne veux pas qu’il m’en veuille. Ca va être horrible l’ambiance durant un mois. Je serais gênée

La Hublais, points positifs: sécurité, Fabrice(quoique, on se prend svt la tête); je peux manger l’après midi tranquillement, je peux faire la sieste, mes clients habitués(j’en aurai d’autres au scara), reconnaissance dans mon travail, défouloir, sportif

On va me détester, je leur fais un sale coup…

Points négatifs: eueueuh…engueulade avec Fabrice, volonté de travailler seule(quoique, certains collègues me font du bien), travail du week-end, fatigant, répétitif

Scaramouche, points positifs: meilleur salaire, travail seul, week-end et soirées libres, horaires interessantes:11h-18h, clientèle interessante, liberté de travail, possibilité de devellopement, cadre sympa, changement, patron sympa, lieu connu

points négatifs: repas serein incertain, pas de sieste, insécurité durant deux mois, moins sportif, moins défoulant

Je n’ai pas très faim ce soir.

 

 

7 octobre

8 octobre 2009

00h24

Je suis bien chez moi.

Ce soir, je suis passée au scara. J’ai lu. Les rêveries de Rousseau. C’est un peu dur de se remettre dans les lectures scolaires. Mais je suis quant même heureuse de ce projet. Parfois pendant ma lecture, je ressentais une lassitude. Il faut que j’accepte ne pas être en totale osmose avec le livre. J’espère qu’à force d’ »entraînements », cela se fluidifiera. A suivre…

J’ai encore abusé. Je suis dans le rouge. J’ai trop dépensé. j’ai l’impression que j’en fais exprès pour après mieux me priver. Comme la bouffe…Maurad m’a dit que j’avais grossi.

Je me laisse peut-être trop allée

Ce qui m’inquiète, c’est que je suis dans une période incertaine. Je vais sans doute quitter La Hublais pour le scara.Si cela ne va pas, je me retrouve sans rien. Et là, ça serait dramatique.

Je suis incapable de mettre de côté, je suis irresponsable.

Je pense à un passage du livre sur la boulimie que je lis actuellement. On aurait tendance à reporter la faute sur l’autre, à projetter ce que l’on se reproche. J’accuse souvant mes parents d’être responsable de mon mal-être. Je me demande si ce n’est pas une manière de me déresponsabiliser, de me complaire dans ma condition.

Je me voile la face. Je repousse toujours le relevé de compte. Vivre dans ma bulle

5 octobre

7 octobre 2009

9h16

Je suis à outremesure(outremangeur), j’essaye des chaussures. La mode est aux grosses chaussures. Du type chaussure d’inuits, avec de la moumoute. Je n’aime pas. Je me dis que je m’habituerais certainement. Elle me font des gros pieds, pas du tout féminin

Hier soir, j’ai vu un film d’animation (Mary et Max). Max est obèse etboulimico-hyperphage.Il peut manger 30 hot dogs au chocolat. Il en parle aux outremangeurs anonymes. Cela ne lui sert à rien.Il se sent juger, angoisser. Il n’en tire aucune utilité.

 

J’ai moi même hésité à integrer ce genre de groupe. Mais je me dis que je ne suis pas comme eux, que mon cas n’est pas aussi pathologique. Je pense aussi qu’il ne comprendrait pas mon système complexe.

Mon sac tombe et se vide. Je pense n’avoir rien perdu. Quand je regerde plus attentivement. Je retrouve des choses. Mon miroir, mon chéquier, mon rouge à lèvre…

Je joue beaucoup au piano en ce moment. J’ai un peu repris confiance. Ma concentration est au rendez-vous. Il faut aussi que j’accepte ses limites. Je ne suis ni un génie, ni superwoman.

L’inconvénient, c’est que je suis une passionnée, je ne peux pas faire les choses à moitié.

Samedi soir, je suis allée au resto avec Karine et Vianney. J’ai adoré. Je ne me suis pas privée. Deux apéros, entrée-plat-dessert (fondant au chocolat), vin à table.

Je n’ai pas eu envie de continuer à me remplir après. J’étais rassasiée. J’ai même un peu moins mangé le lendemain.

J’aime ces moments de partage

Par contre, juste avant, je ne suis pas bien. Je n’aime pas bousculer mes habitudes. Je culpabilise. Je me demande comment je vais compenser. Je n’ai pas droit au trop.

Je sais pourquoi JL me coupe dans mes paroles. Sinon, je le noierais sou un flot de mots…

4 octobre

5 octobre 2009

1h17

J’ai le temps. Le temps de me soigner avant d’engager quelque chose au piano. Ceala ne sera plus jamais comme avant. Je ne vaux pas avoir constament cette aprehension avant de jouer.

Je viens juste de commencer à apprendre.

J’ai envie de m’investir dans quelque chose. La musique, c’est valorisant en plus. quelque chose qui me sorte de moi. Je souhaiterais m’approprier complètement l’instrument. Ne pas connaître d’aspérités dans ma progression, s’il y a. Impossible. J’en attends trop. De moi et de lui.

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